5 clés pour apprendre en s’amusant

L’apprentissage est souvent associé à un effort, une contrainte. Pire, réduit à l’image du parcours scolaire. Pourtant, nous apprenons à tout âge. Nos expériences quotidiennes sont toujours riches d’enseignement pour celui qui parvient à prendre le recul nécessaire. Et si la clé était tout simplement de changer notre perception et d’apprendre avec plaisir et envie ?  Je vous dévoile ici mes astuces pour apprendre en s’amusant.


Clé N°1 pour apprendre en s’amusant : la curiosité

« La curiosité est un vilain défaut ».

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Et pourtant… c’est bien notre curiosité qui nous emmène vers les sentiers de la découverte et des apprentissages.

Petite, j’ai toujours été très introvertie. Je n’osais jamais poser de questions de peur du jugement que les autres porteraient sur moi. Ce n’était cependant pas les questions qui me manquaient ! Alors, j’ai appris à développer ma curiosité : je dévorais des livres, je m’intéressais à des documentaires, je faisais mes recherches sur internet. Et surtout, j’aimais analyser l’existant pour bousculer les codes : et si on pensait plutôt ainsi ? et si on agissait plutôt comme ça ? et pourquoi faudrait-il faire ce qui rentre dans les cases, les conventions ? Cette envie d’assouvir sans cesse ma curiosité est vite devenue un plaisir d’apprendre.

Clé N°1 : pour apprendre en s’amusant, soyez curieux !

Clé N°2 pour apprendre en s’amusant : le changement

« Les voyages forment la jeunesse ».

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Les voyages représentent une source d’apprentissage exceptionnelle. Que ce soit à l’autre bout du monde ou à deux pas de chez soi, on trouve toujours de quoi enrichir son expérience et apprendre.

Mon parcours scolaire a été rythmé par des voyages à l’étranger en Europe, en Asie et en Océanie. Partir, c’est casser la routine ; se donner l’opportunité de découvrir une culture différente de la nôtre ; échanger avec des personnes passionnantes. Cultiver son ouverture d’esprit et être à l’écoute. De soi, des autres, d’un nouvel environnement.

Partir, cela peut aussi être dans un village près de chez soi, dans un autre département ou une autre région française. La culture sera certes peu dépaysante mais l’idée est de changer simplement d’environnement.

Vous avez l’habitude de manger au restaurant lorsque vous partez en week-end ? Expérimentez le pique-nique ! Vous avez envie de discuter avec des locaux ? Laissez votre téléphone dans votre poche et profiter de croiser une personne pour lui demander votre chemin ! Vous verrez, la plupart du temps, les gens sont heureux de vous guider et vous, vous serez heureux d’avoir créé du lien social.

Je me souviens d’un week-end mémorable à Londres avec mon compagnon qui est aujourd’hui devenu mon époux. C’était le début de notre relation et nous apprenions à nous connaître. J’ai lu l’effarement dans ses yeux lorsque je lui ai suggéré d’acheter uniquement ce que nous étions sûrs de consommer durant le week-end… et la déception en comprenant que non, faute de trouver un pot miniature, il n’y aurait probablement pas de confiture Bonne Maman dans le caddie de Londres ! Finalement, l’absence de confiture française à l’hôtel ne nous a pas empêché de passer un excellent moment ! (Encore heureux !)

Clé N°2 : pour apprendre en s’amusant, faites sauter la routine !

Clé N°3 pour apprendre en s’amusant : le dépassement de soi

« Entreprenez l’impossible, l’impossible fera le reste ».

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Il est tellement facile d’apprendre lorsque nous faisons sauter nos barrières psychologiques. La clé est de se sentir capable de, d’apprendre à se faire confiance. D’ailleurs, comme le dit si bien cette citation, « Derrière un échec, se cache toujours une réussite ». Notre perception est un élément clé de ce que nous considérons comme notre succès ou notre échec. Chaque expérience est source d’enseignement. Si le chemin est sinueux pour atteindre notre objectif, il n’en est pas moins passionnant !

Lorsque je me suis décidée à m’envoler un an pour l’Australie, non seulement je devais partager ce voyage mais en plus, j’avais passé des mois à le préparer… pour deux ! Résultat, je suis partie seule alors que la simple idée d’avoir un changement d’avion me tétanisait (« Mais mes bagages, vous êtes vraiment sûr qu’ils vont suivre !? »). Et le pire, c’est que j’en ai eu deux pour le prix d’un, de changement d’avion. J’ai chassé mes peurs. Mes proches ont voulu m’accompagner à l’aéroport alors pour ne pas les brusquer plus que ce qu’un voyage d’un an impliquait, j’ai accepté mais je redoutais tellement ce moment. Lorsque j’ai franchi la porte d’embarquement, ça n’a pas loupé car j’ai été happé par un véritable concert de larmes. Mais j’ai poursuivi ma route. Parce que les rêves n’attendent pas.  

J’ai voulu profiter du challenge de voyager finalement seule pour continuer de me surpasser. Voici quelques-unes de mes expériences :

– J’avais envie de rencontrer les autochtones. Je me suis donc inscrite sur un site de couchsurfing. L’idée est de mettre en relation des hôtes qui acceptent d’accueillir des voyageurs à titre gracieux avec des voyageurs qui recherchent un pied à terre pas cher et leur permettant d’aller à la rencontre de locaux. J’ai mal dormi certes mais ce que j’en ai retenu, c’est que j’ai rencontré des personnes bienveillantes et accueillantes !

– J’avais envie de profiter du voyage pour décrocher du numérique. Un jour, j’ai décidé d’éteindre mon téléphone et d’organiser ma journée de visites uniquement en demandant de l’aide aux locaux autour de moi. Je me suis trompée d’arrêt de bus malgré tout, j’étais totalement désorientée, j’ai été malade sur le trajet à cause des virages et du mal des transports et j’avais le stress de me dire qu’il n’y avait que deux bus à la journée pour rentrer : un le matin, un en fin de journée. J’avais tout intérêt à ne pas le louper si je ne voulais pas dormir dehors. Mais ce que j’en ai retenu c’est que j’ai rencontré un couple d’Australiens adorables dans une immense forêt qui m’ont hélé en me demandant si j’avais aperçu le koala plus loin. Assez surprise de cette entrée en matière et ayant répondu à la négative, je les ai laissés me guider vers un eucalyptus en haut duquel dormait un magnifique koala ! Le tout premier que j’apercevais, qui plus est en totale liberté ! J’en ai eu les larmes aux yeux et je me rappelle qu’à cet instant-là, je me fichais bien de louper mon bus. Comme d’habitude, j’aviserais autrement si cela devait se produire.   

Ces petites expériences imprévues que j’ai vécues ont rythmé et pimenté mon voyage.

Mais pour quelle raison vous faire partager tout ça ? Si j’avais décidé d’annuler mon voyage sous prétexte que mon voyage se transformait en solo et que ce n’était pas dans les plans, je serais passée à côté de tas de moments magiques. Au lieu de cela, non seulement je me suis surpassée et ai vécu des aventures dingues mais en plus j’ai pris confiance en moi. Mon estime de moi est montée en flèche et pour couronner le tout je me suis dit « Quelle connerie ça aurait été de partir accompagnée ! ». L’Australie est de loin l’expérience de ma vie dont je suis la plus fière.

Clé N°3 : pour apprendre en s’amusant, croyez en vous et dépassez-vous !

Clé N°4 pour apprendre en s’amusant : le sens des apprentissages

« Comment peut-on avoir du plaisir à apprendre, lorsque tout apprentissage est jalonné d’objectifs à atteindre ? ».

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Apprendre semble aujourd’hui rébarbatif et ennuyeux. Cette image semble d’ailleurs associée au parcours scolaire dont nous avons pour la plupart d’entre nous, la terrible impression de ne pas toujours avoir été passionné par les cours qui nous étaient enseignés. Pourtant, l’apprentissage ne se résume pas à des manuels scolaires. Enfant comme adulte, nous apprenons au quotidien. De nos rencontres, de nos aventures, de nos découvertes, de nos challenges. Et si nous prenions tous ces moments comme une chance, avec pour credo de toujours leur donner un sens positif ? Toutes ces expériences qui nous font nous interroger sur le sens de notre vie, qui nous font grandir et apprendre. Est-ce que finalement ces moments du quotidien ne seraient pas plus riches d’enseignement au moment où ils se présentent dans nos vies que les tables de multiplication qu’on nous a demandé d’apprendre à un moment de notre parcours scolaire. Parce que d’après l’éducation nationale, c’est très exactement à cet âge-là, dans cette classe-là qu’il fallait intégrer ces notions. Combien d’enfants se sont dit, en rentrant de l’école « C’est incroyable ce que j’ai appris aujourd’hui, cela va enfin m’aider à comprendre pourquoi je me sens si mal en ce moment dans mon quotidien et qui me mettait la boule au ventre. » ? Combien d’enfants aujourd’hui ont la chance de donner un sens à leurs apprentissages ?

Avec le recul, j’aurais aimé apprendre à l’école des notions qui me semblent pourtant essentielles, comme la bienveillance, le partage, la confiance en soi ou encore tout simplement être suffisamment armée pour savoir me vendre auprès d’une entreprise lors d’un entretien d’embauche ! Au lieu de cela, je retiens de l’ennui, pour la majorité de mon parcours scolaire. Moi qui suis pourtant une personne à haut potentiel et toujours en quête d’apprentissage, je n’ai jamais apprécié l’école.

Aujourd’hui encore, le système scolaire français est fait d’une telle façon que ce sont aux enfants de s’adapter au système scolaire. Mais imaginez la facilité avec laquelle les enfants apprendraient s’ils prenaient la notion de l’utilité de leurs apprentissages dans l’immédiat ?

Ces dernières années, on observe une évolution et une prise de conscience des outils pédagogiques et de l’accompagnement des enfants dans leurs apprentissages.

« Apprends-moi à faire seul », disait Maria Montessori. Cette méthode qui prône l’autonomie de l’enfant dans ses apprentissages a donné naissance à de nombreuses écoles du même nom. Aujourd’hui, nous retrouvons des écoles Montessori aux quatre coins de la France.

Plus rares mais présentes malgré tout en France, les « Forest Schools » sont un concept scandinave qui favorise l’apprentissage en pleine nature.

Clé N°4 : pour apprendre en s’amusant, donnez un sens aux apprentissages !

Clé N°5 pour apprendre en s’amusant : le plaisir

« Rien n’est plus sérieux que le plaisir ».

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À tout âge, le plaisir d’apprendre devrait être la norme.

Les enfants sont curieux par nature et on devrait les encourager à être libre de leurs apprentissages et les accompagner au mieux selon leurs centres d’intérêts du moment.

Avez-vous des souvenirs de classe à vous laisser rêvasser pendant que le professeur tentait en vain de capter votre attention ?

Baser les supports d’apprentissage sur les centres d’intérêt de chaque enfant bouscule bien évidemment le système de fonctionnement éducatif en France. Mais s’il est un travail fastidieux, il n’en est pas moins impossible.

En attendant, nous pourrions envisager des techniques pour passionner les enfants.

Personnellement, je suis fascinée par la puissance des histoires et des dessins. Comme le disait Napoléon Bonaparte, « Un bon croquis vaut mieux qu’un long discours ». Je me laisse toujours attendrir et ma concentration est à son maximum lorsque j’écoute ou lis une histoire. Histoire que nous pourrions tout à fait envisager en dessin, par le biais des cartes mentales.

Ces techniques pourraient bien être une des solutions pour capter l’attention des enfants.

Clé N°5 : pour apprendre en s’amusant, faites-vous plaisir !

Conclusion

Ma plus grande source d’apprentissage ludique se trouve dans les voyages, aussi bien en France qu’à l’étranger. C’est une véritable bouffée d’oxygène qui me procure autant de bien-être qu’une séance de méditation.

Et la vôtre, où se trouve-t-elle ? N’hésitez pas à répondre en commentaire.

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